Mon Erasmus à Trondheim – Année 2018-2019

Lucie Affronti

La ville vue du ciel, où un ciel clair est encore présent à 23 heures au début du mois d’août.

Le 8 août 2018, après des mois de préparation, d’attente et de spéculations, j’embarquai à destination de Trondheim, emportant avec moi trois valises prêtes à imploser. J’avais décidé quelques mois plutôt d’effectuer ma troisième année de licence en Erasmus.

Après une demi-journée de voyage et un arrêt à Amsterdam, j’arrivai enfin aux alentours de 23 heures.

La semaine qui suivit mon arrivée fut riche en occupations. Découverte de ma chambre étudiante, rencontre avec mes colocataires, allers-retours à IKEA, visites de la ville, semaine d’orientation organisée par l’université… Les premiers jours, que j’avais pensé être les plus difficiles, passent en fait très vite ; pas le temps de s’ennuyer.

J’ai donc, le premier jour, découvert mon nouveau lieu de vie. J’avais choisi un appartement dans le village étudiant de Moholt, dans lequel je partage la cuisine et la salle de bain avec trois autres colocataires. Je suis très satisfaite de mes colocataires, provenant de pays différents (Espagne, Allemagne, Inde – remplacée par une néerlandaise au deuxième semestre) et avec lesquelles j’ai lié des amitiés très rapidement.

Après quelques visites de la ville, j’ai su que je ne regretterai pas mon choix. Le centre-ville, petit et condensé, est très agréable à parcourir à pied et offre un large choix de musées (Rockheim, Sverresborg ou bien Ringve) et de bars/cafés (Den Gode Nabo, Øx, Work-Work…). Sans oublier le quartier de Bakklandet, la tour Tyholt, et la vue imprenable depuis la Forteresse de Kristansten. La ville est entourée de montagnes et forêts, où randonnées et « cabin trips » sont accessibles très facilement.

Cabin trip au Sud de Trondheim, dans la hytte « Flåkoia ».

Les semaines sont passées très vite, et les jours ont décliné tout aussi rapidement. En décembre, le soleil se levait à 10h30 pour se coucher à 14h30. C’est un peu bizarre, mais l’on s’y fait vite, surtout que seulement quelques semaines plus tard, début février, les journées sont redevenues « normales ». On m’avait aussi beaucoup parlé de la météo, mais l’hiver est beaucoup moins froid que je ne le pensais. Il y a eu quelques -10°C en janvier, mais la température moyenne reste aux alentours de 0°C en hiver, avec pas mal de neige cette année.

Le campus en janvier à 16 heures.

Partir en Erasmus, c’est aussi rencontrer du monde et découvrir d’autres cultures au travers de ces personnes ; mais il est vrai que je n’ai rencontré que très peu de Norvégiens. C’est un peu le bémol d’être dans un village étudiant : on rencontre finalement beaucoup d’étudiants internationaux, mais très peu de locaux. Aussi, les Norvégiens sont généralement plutôt froids au premier abord et restent beaucoup entre eux, avec leur groupe d’amis qu’ils connaissent depuis le lycée.

Vue de la tour Tyholt en hiver.

Finalement, cette année d’Erasmus m’auras permis de vivre une expérience de vie inoubliable et enrichissante sur les plans personnel et humain, et de découvrir par moi-même un pays qui me fascine depuis des années. J’envisage d’ailleurs d’effectuer mon Master ici-même à Trondheim, ou bien en Islande, pour découvrir une autre contrée nordique…